Un rassemblement pacifique et solidaire après les affrontements à La Roche-sur-Yon
Ce lundi 19 octobre, à 18 heures, une cinquantaine de personnes se sont rassemblées dans le quartier de La Garenne, à La Roche-sur-Yon, à l’appel de la mairie.

En présence du maire, Romain Bossis, et du préfet de la Vendée, ce rassemblement se voulait pacifique et solidaire, après deux nuits consécutives marquées par des affrontements et des dégradations. Les deux représentants ont appelé au calme et annoncé une réponse ferme face aux auteurs des faits.

Un appel au calme face aux tensions
Dans une ambiance marquée par les événements des dernières nuits, habitants et élus se sont retrouvés à La Garenne pour témoigner de leur solidarité envers le quartier et appeler à un retour au calme.
Le maire de La Roche-sur-Yon, Romain Bossis, a pris la parole devant les personnes présentes.
« Opposé sécurité et solidarité, je crois, nous croyons au contraire que notre responsabilité est de tenir ensemble ce qui fait notre société et notre force collective : la justice autant que l'autorité, l'écoute autant que la fermeté, la solidarité autant que la sécurité.
La République ne tient que lorsque tous ces équilibres sont préservés.
Alors ce soir, en tant que maire de la ville et avec l'ensemble du conseil municipal, nous en appelons au calme et à l'engagement de chacune et de chacun d'entre vous : aux parents, aux éducateurs, aux enseignants, aux associations, aux commerçants, aux agents publics, aux habitantes et aux habitants.
Je compte sur vous, nous comptons sur vous autant que vous pouvez compter sur nous. Merci à toutes et à tous. »
Le préfet de la Vendée était également présent.

Tous deux ont insisté sur la nécessité de mettre fin aux violences et aux dégradations qui touchent le secteur.
Le préfet a notamment assuré que les auteurs des faits seraient recherchés et retrouvés. Il a également averti que les sanctions ne se limiteraient pas à des travaux d’intérêt général : des peines d’emprisonnement pourraient aussi être prononcées, en fonction des faits commis et des décisions de justice.
Si on est tous réunis ici, c’est qu’on trouve ça absolument absurde.
Centre optique vandalisé, abri de bus dégradé et trottinettes endommagées
Au-delà des affrontements, les dégradations matérielles ont été au cœur des échanges. Parmi les dégâts constatés figure notamment un centre optique, qui a été entièrement vandalisé dans la nuit. Un abri de bus a également été cassé.

Les trottinettes électriques en libre-service ont, elles aussi, été touchées. Selon un salarié de la société chargée de leur recharge et de leur maintenance, 35 trottinettes sur une flotte de 160 auraient été endommagées.

Un travailleur de Berger de Location en plein service, nous a parlé quelques instants :
« C’est pas des petites trotts de merde. C’est un petit emmerdant, la situation. Ça coûte 1 500 balles à réparer »,
nous a-t-il confié.
Ces dommages représentent un coût important pour les entreprises concernées et illustrent les conséquences concrètes des violences sur les équipements utilisés quotidiennement par les habitants.
La Marseillaise chantée par deux habitants
Le rassemblement a également été marqué par un moment symbolique. Deux habitants du secteur de la gare se sont portés volontaires pour chanter La Marseillaise. Ils font notamment partie d’une chorale.
Un possible couvre-feu en cas de nouveaux affrontements
À l’issue du rassemblement, Romain Bossis a accepté de répondre aux questions de notre équipe. Interrogé sur l’éventuelle mise en place d’un couvre-feu, le maire a indiqué que des mesures pourraient être envisagées si de nouveaux affrontements devaient se produire.
Des habitant en colère
Si le rassemblement se voulait pacifique, la colère de certains habitants reste palpable. Parmi les personnes présentes, une habitante de La Garenne a notamment exprimé son mécontentement directement auprès du maire, évoquant la situation que traverse son quartier et « l’inaction de la Mairie ».
Au total, environ cinquante personnes ont participé à ce rassemblement organisé à 18 heures.
